dejà de retour!
je ne peux plus parler
mais je peux vous parler
connaissez vous la chanson de benabar "je suis de celles"
et bien oui j'étais de celles jusqu'à ce que je rencontre mon mari stéphane.
le parallèle avec cette chanson et l'histoire de ma vie est troublant
"tiens qu'est ce que tu fais là? c'est moi, c'est Nathalie.
Quoi tu ne me reconnais pas, mais si;
on était ensemble au lycée, c'est vrai j'ai changé
j'ai des enfants un mari.
Ben quoi, t'as l'air surpris!
j'étais pas destinée à une vie bien rangée,
j'étais perdue, mon mari m'a trouvée
j'étais de celles qui disent jamais non,les marie couche toi là dont on oublie le nom.
J'étais pas la Jolie moi j'étais sa copine,
celle qu'on voit à peine, qu'on appelle machine,
j'avais deux ans de plus, peut être deux ans de trop
et j'aimais les garçons, peut être un peu trop...
Bien sure vous aviez eut des dizaines de conquêtes
que personne n'avait vu, toujours pendant les fêtes!!!
pour beaucoup d'entre vous je suis la première fois
de celles qui compte, mais pas tant que ça!
je n'étais pas ce celles à qui l'on fait la cours
moi j'étais de celles qui sont déjà d'accord!
vous veniez chez moi mais dès le lendemain,
vous refusiez en public de me tenir la main.
et quand vous m'embrassiez à l'abris des regards
je savais pourquoi : pour pas qu'on puisse nous voir
alors, je fermais les yeux à m'en fendre les paupières
pendant que pour guêter, vous les gardiez ouverts!
je me repétais : il faut pas que je m'attache
vous vous pensiez : il faut pas que ça se sache!
mais une fois dans mes bras, vos murmures essoufflés
c'est à moi rien qu'à moi qu'ils étais destinés
enlassée contre vous à respirer vos cheveux
je le sais je l'affirme, vous m'aimiez un peu
certaines tombent amoureuses, c'est pure ça les élève
moi je tombais amoureuse comme on tombe d'une chaise!
et gonflé de l'avoir fais, vous deniez conference,
une souris qu'on disceque, mon corps pour la science
je nourrissais vos blagues de caserne
que vous pensiez virils, Petits hommes des cavernes
d'avoir pour moi un seul mot de tendresse
vous apparaissait comme la pire des faiblesses
vous les fièrs à bras vous parliez en esperts
oubliant que dans mes bras, vous faisiez moins les fiers.
et les autres filles, perfides petites saintes
m'auraient tondu les cheveux à une autre époque
celles qui ont l'habitude qu'on les cajole
ignore la solitude que rien ne console!
vous veniez chez moi,
mais dès le lendemain
vous refusiez en public de me tenir la main"
la première fois que je suis tombée sur ce morceau, je suis restée quoi
j'avais tout mis de coté, ma vie étais rangée et tout celà était loin très loin
et vlam, une claque oui c'est l'effet que cela m'a fait une vrai claque
je me suis demandé qui étais ce chanteur(à l'époque bénabar n'était pas si connu)
s'il m'avais connu ou entendu parler de moi,
car mince alors à part pour le prénom, et non je ne m'appelle pas nathalie mais lilirose
c'est mon histoire
ma meilleure amie avait deux ans de moins que moi, elle était très belle et j'étais la troisième roux du carosse, les garçons se servaient de moi, alors que tout ce que je voulais c'était vivre une histoire d'amour comme toutes les filles rêvent d'avoir.
enfin je ne vais pas vous plagier la chanson ...
je ne connais pas bénabar, tout comme lui ne me connais pas
je ne suis tout simplement pas unique et mon histoire est peut être triste mais en plus elle est banale!!!!!!!!!!!!
c'est loin d'être réconfortant
bizarrement, j'était attristée alors que j'aurais due être rassurée
mais je ne pouvais pas m'empêcher de penser que d'autres filles avait vecu la même chose que moi.
a 12 ans on m'a agressé sexuellement, mon voisin aidé de ses 2 copains
a partir de ce moment c'était moi l'aguicheuse, la perverse
le plus dure c'est de ne pouvoir en parler, car quand vous trainer une reputation de ce genre, on ne vous crois pas.
alors la moindre attention gentille, c'est comme une bouffée d'air frais
une telle tentation, un tel bonheur
et une nouvelle occasion pour les bonnis menteur de rajouter une couche à ma réputation
j'en suis venu à me fabriquer une carapace, sous laquelle je souffrais mais au moins ils n'avaient pas la satisfaction de le voir.
et puis tout s'est agravé!!!!!!!!!!
vanina, ma copine m'a empreinter mon scooter pour faire un tour du quartier et n'est jamais revenu!
elle a été fauchée par une voiture, les vertèbres cervicales sectionnées, elle est morte sur le coup.
entendant les pompiers dans un lotissement où rien jamais ne se passait, nous avons tout de suite compris qu'il s'était passé quelque chose de grave
je suis arrivée la deuxième sur les lieux de l'accident, il n'y avait plus de scooter, des debris, du sang, mais les ambulanciers avaient dejà mis vanina dans l'ambulance
je ne voulais pas comprendre, je l'avais tué, mon scooter, sans lui elle ne serait jamais allé sur cette route, j'ai crié, pleuré,puis marché...
arrivée au lotissement je n'ai même pas vu mon père rentrer avec mon frere et celui de vanina.
quand il est arrivé chez elle, les voisins étaient déjà là, "que se passe t il?"
un des voisin lui reponds "c'est la petite, elle est morte en scooter"
mon scooter
imaginer ce qui s'est passé dans la tête de mon père à ce moment là
il a accourru sur les lieux de l'accident en repassant devant moi sans me voir
toujours en voiture et ce n'est que 10 minutes plus tard qu'il est revenu me chercher
je n'ai jamais plus vu mon père comme ça
ce soir là dans ma chambre il a levé la main sur moi
je ne lui en veut pas
je l'avais mérité
vanina n'était plus
il avait cru perdre sa fille
je méritais la mort
alors une raclée
bien sur toute cette tristesse était legitime, mais je ne peux pas imaginer la souffrance qu'on endurer les parents de vanina et celle de son petit frere
ils ont refusé que je vienne a l'enterrement
ce n'est que 10 ans plus tard que sa mère s'est escusé, c'est la faute du chauffard qui roulait trop vite et non la mienne!
elle aurait tout aussi bien pu empreinter l'une des mobilettes des copains présents ce soir là.
oui mais c'était mon scooter, mon poids, mon fardeau.
a partir de là plus rien n'avais d'importance, j'aurait du mourrir à sa place donc je meritais de mourrir.
si ma route n'avais pas croisé celle de stéphane, je ne crois pas que je serais encore là.